Doit-on adapter le design d’une interface à son support ?

OUI.

Plus qu’adapter je suis partisan de revoir même la conception d’un design sur un autre support.
Ce qui marche sur un support (site web) ne marche pas sur un device mobile.

C’est peut-être troublant pour les concepteurs/DA de repartir d’une feuille blanche mais je reste convaincu qu’une application mobile se doit d’être pensée et chartée graphiquement sans rapport avec ce que l’on peut faire sur un site web.

Et vous qu’en pensez-vous ?

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Google Me, enfin un concurrent sérieux à Facebook ?

Tous ceux qui me connaissent savent l’amour que je porte pour Facebook (ironie inside).

Que ça soit d’un point de vue technique (tous les développeurs qui bossent avec les api FB vous le diront, c’est une belle merde qui peut changer du jour au lendemain et donc vous rendre inaccessible une portion de votre site utilisant FB), d’un point de vue usage (globalement on y glande, il n’y a pas grand chose à y faire, hormis « liker » des commentaires…) et encore plus niveau éthique (gestion de votre vie privée), bref Facebook est pour moi le web que je ne veux pas faire : un web de merde. Malgré un vrai avantage sur le plan professionnel, sur la possibilité de toucher un public à moindre coûts de manière ciblée etc. Il y a trop de choses autour de ce site qui me dérangent. Bref déjà évoqué sur le blog.

Depuis quelques heures, suite à un Tweet de Kevin Rose (fondateur de digg et wefollow) : http://twitter.com/kevinrose/status/17132231117 , Google serait sur le point de lancer (ou du moins serait en phase avancée) son service de réseau social. Mais là, on pense à Orkut, service racheté par Google justement et qui n’a jamais vraiment décollé. Hum.

Alors que peut-on attendre de Google Me ?

Un mashup de Picassa, Wave, Gmail, Buzz ?
Comment lancer un service qui séduira les internautes en n’étant pas une copie (inutile) de Facebook ?
Quelles pourront être les possibilités d’intéractions entre le grand public et les professionnels (création d’application ? ) ?
Quelle sera l’éthique de la gestion de vos données personnelles par rapport à Facebook ?

Si pour le moment il ne s’agit que d’une rumeur et que bon nombre de questions sans réponses vont se poser d’ici quelques heures/jours, nous devrions avoir plus de fuites d’ici peu de temps (via mashable ou techcrunch).

Une chose est sûre, si Google sort ce Google Me, il y aura vraisemblablement plus de chance de s’imposer que Diaspora (dont je garde un peu d’espoir une fois une première beta dispo). Mais n’oublions pas que Google s’est pris beaucoup de bides ces derniers temps (wave, buzz).

Et vous, comment imaginez-vous la réponse de Google face à Facebook ? Qu’aimeriez-vous voir de différents ou mieux ?

Sources :
http://blogs.sfweekly.com/thesnitch/2010/06/here_we_go_again.php
http://techmiso.com/3287/rumor-google-to-take-on-facebook-with-google-me/

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Petit tour d’horizon des sites internet de grandes métropoles

En ayant vu passé un Tweet concernant le nouveau site (sic) de Paris, je me suis décidé à faire un petit tour d’horizon de ce qui faisait dans le reste du monde.

Paris – « nouvelle version » (merci de préciser car sinon j’aurais eu un doute…)

Sur le portfolio du DA, on peut lire « Chic and simple », mouais… http://www.kingcom.biz/portfolio/paris/paris-fr/
J’imagine les contraintes d’un projet institutionnel avec des gens aux goûts douteux mais tout de même. Quand j’entendais des critiques sur le nouveau site de l’Elysée (inspirée de whitehouse.gov), je me dis que je préfère une copie qui offre vraiment quelque chose dans le web institutionnel français que cette bouse (n’ayons pas peur des mots).

Imaginez les touristes étrangers qui souhaitent obtenir des informations sur Paris, la ville lumière, la ville de l’amour etc. Cela ne fait pas trop rêver…

Allons-voir un peu ailleurs ce que ça donne.

En Europe tout d’abord

Londres

Berlin

Barcelone

Allons-voir du coté du Canada, Amérique du Nord et Amérique du Sud.

Toronto

Montréal

New York

Heureusement on trouve une version plus attrayante et utile

Brasilia

Terminons par Moscou, Beijing (Pékin) et Tokyo

Moscou

Beijing

Tokyo

Pendant que Londres, Barcelone, NYC (enfin le site guide…), Moscou, Beijing, Brasilia nous offrent une vision moderne et dynamique d’une ville par le choix d’une interface plus ou moins ergonomique, avec des contenus plus ou moins intéressants, nous avons des sites comme Berlin ou Paris qui sont horriblement ennuyants et qui ne donnent pas du tout envie de chercher de l’information dessus.

Quand à Tokyo, il me semble (n’ayant que quelques connaissances basiques du marché japonais) qu’ils ont une vision très particulière du web en matière de graphisme. En tant que Français, j’en reste forcément dérouté et trouve tout ceci très basique. Mais avec mes codes d’internautes français expérimentés…

J’aurais pu m’exercer à une analyse poussée de chaque site mais je voulais ici démontrer la marge de manoeuvre immense qu’il y à encore à faire dans le web institutionnel. Les screenshots les uns à la suite des autres sont justement là pour démontrer l’importance d’un zoning et d’une direction artistique dans un projet web. (je n’apprend rien aux professionnels mais si un client passe lire mon blog ;) ).

J’aimerais bien votre avis la-dessus. Connaissez-vous d’autres sites de villes touristiques utiles et agréables à naviguer ?

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Gérer son entretien d’embauche, négocier son salaire

Pour le 100e article, j’ai décidé de vous parler de la négociation de salaire.

Je ne donnerai aucun tarifs ici, c’est tellement dépendant de plusieurs facteurs que ça ne rime à rien.

Formation, Expériences, Compétences techniques, Aisance orale, Capacité à gérer un projet, une équipe, un client etc. Tout autant de facteurs qui me font souvent rire quand je vois des grilles de salaire sur le web.

Le meilleur moyen à mon sens est simplement de discuter avec vos collègues de promotion.

Avec Ingémédia, c’est ce que nous faisons grâce au réseau des anciens Kipix. Selon le type d’agences, de profils, de postes, d’expérience, nous connaissons assez bien le marché du web, les delta possibles pour négocier son salaire. Dès que l’on peut, on fait marcher le réseau pour proposer ou rechercher un job.

Même en étant salarié dans une agence, on vous contactera souvent (où vous postulerez) pour rencontrer des potentiels recruteurs. Bref, que ça soit actif ou passif, restez toujours à l’écoute du marché. Passez des entretiens, gardez les cartes de visites, ajouter les personnes rencontrées sur LinkedIn, Viadéo, si l’offre ne donne rien aujourd’hui, peut-être que demain elle débouchera sur une offre de job qui satisfera l’employeur et vous-même.

Il y aura une petite différence entre un junior qui n’aura pas d’expérience mais qui aura les crocs d’apprendre (j’espère sinon autant changer de job) et un profil un peu plus senior qui aura déjà eu sa dose de charrettes (mais qui aura toujours envie d’apprendre, sinon il faut aussi changer de job :) ).

Quelque chose que je n’aime pas ici en France est qu’on nous prend toujours pour de la merde « oh mais tu es trop cher, tu vas apprendre etc ». Si je suis cher, pourquoi m’as tu appelé ? Pourquoi sur ta pile de CV tu as souhaité me rencontrer ? C’est bien que mon profil t’intéresse et donc a une valeur salariale. Méditez là-dessus.

Attention, je ne dis pas qu’il faut vous prendre pour une star et devenir prétentieux (parfois ça sera ressenti comme ça, ça m’est arrivé. Bon et bien ce n’est pas grave des entretiens vous en ferez d’autres et vous ferez juste un peu plus attention sur cette fausse impression la prochaine fois), mais être sûr de vous et déterminé. Ce qui est très difficile au début. Personnellement les PDG etc, je les respecte évidemment, ils ont de l’expérience, du métier mais cela reste juste un potentiel futur boss qui pourra vous engueuler quand il voudra. Il a beau gagné 5 fois, 10 fois même plus que vous, et alors ? Vous n’êtes pas un sous employé à ce que je sache, vous travaillez dur ? Vous faites en sorte de rester compétitif sur vos compétences, garder l’envie du job etc ? Si vous répondez positivement à ces questions, alors vous n’avez aucune raison d’être intimidé par le recruteur.

Son intérêt est de trouver le meilleur profil au prix le plus bas.
Votre intérêt est de trouver le bon job au meilleur salaire.

Je reste souvent surpris par les entretiens que je qualifie à la con « qualité, défaut », c’est souvent pareil. Le nombre de recruteurs (cabinet ou RH) qui vous font passer un entretien sans connaitre votre job est incroyable et inquiétant… Au moins les cabinets spécialisés posent les bonnes questions pour correspondre au job. Si les recrutements étaient réalisés plus souvent par les responsables direct + PDG, on aurait moins de brebis galeuses…

Bref une fois l’entretien fini où vous aurez discuté de votre job, ce que vous allez faire, ce que vous avez fais avant etc., vous arrivez à la question du salaire. Mon approche là-dessus est simple car parler argent ne me pose aucun souci. Si je vois que le recruteur évite le sujet, j’en parle clairement. Pas de faux débat, tout travail mérite salaire. C’est aussi simple que ça.

Je crois au mérite, aux personnes qui s’investissent à fond, à la carotte, aux challenges.

Je n’ai pas fais d’école privé etc. J’apprend par moi-même. Rien ne vous est acquis et tout est à acquérir : vos compétences, votre job et votre salaire. On ne vous donne jamais rien, c’est à vous de savoir être patient pour apprendre au début, puis ensuite une fois les règles du jeu comprises entrer dans le jeu justement. Demander, pousser les portes. En France, dans la plupart des boites, on vous cloisonne à fond, vous êtes un pion dans une case.

Je déteste clairement, je trouve que ça limite la créativité et l’investissement des personnes. J’aime le travail en équipe, l’avis des autres. J’aime connaitre l’avis de l’intégrateur sur le graphisme réalisé par le DA car il va tout de suite identifier ce qui ne va pas aller niveau clic ou ergonomie (ok pas tous les intégrateurs, je parle des passionnés, pas des intermittents…). Encore une fois, j’aime discuter, apprendre des passionnés. Les autres qui se prennent pour des stars en ayant jamais rien fait je m’en fou. On ne fait pas le même job. Petite aparté pour comprendre que dans ce métier, vous trouverez beaucoup d’imposteurs qui prennent des bonnes places sans trop comprendre pourquoi. Et ça me rend dingue, non pas qu’il puisse gagner plus que moi, mais qu’il gagne plus que moi en faisant de la merde.

Mon dieu, je dis ce que je pense ? Oui. Parfois ça dérange, j’essaie de ne pas l’ouvrir trop souvent car je préfère me consacrer aux projets, à gérer les projets justement mais quand ça ne va pas, dites-le.

Petite aparté qui semble ne rien à voir avec l’entretien mais en réalité si. Cela doit faire parti du processus qu’on apprend sur le terrain (et non en école) d’être déterminé dans un objectif.

Vous postulez pour un job ? Soyez déterminé, sûr de vous. Vous devez savoir avant combien vous souhaitez demander pour votre salaire. Une fois les renseignements acquis sur le marché, allez-y.

Quelque soit les réactions en face, ne négociez jamais plus de 5k sur le salaire demandé. Négocier fait partie de l’entretien, c’est accessoirement un premier test avec votre employeur sur votre capacité ensuite à le faire face à un client. Imaginez recruter un commercial qui baisserait son salaire de 10k pour avoir le job ? Pas très rassurant pour la suite :) .

Vous aurez souvent le même discours, encore plus vrai dans des agences de communication, pub que des agences web je trouve (avis personnel), « tu es trop cher, tu es jeune et encore beaucoup à apprendre ». blablabla. Relisez tout l’article. J’ai encore des choses à apprendre après 2 ans et demi, et heureusement. Je m’ennuierai vite sinon. J’ai encore envie de développer de nouvelles compétences, d’autres supports etc. J’espère apprendre pendant toute ma vie professionnelle. Mais je n’ai pas envie d’avoir le salaire de quelqu’un qui apprend (28/32K en junior) toute ma vie. Le junior sera prêt (et je vous le recommande car c’est des sacré belles expériences) à sacrifier un peu son salaire pour rentrer dans des agences prestigieuses qui jouent à fond la-dessus. Après 2 ans, on dira que ça joue moins dans les critères de sélection et que ce genre de discours vous fera sourire. Oui pouvoir travailler pour des agences internationales, des clients internationaux est très intéressant. Et personnellement j’adore je m’amuse. Mais quand une agence vous sort cet argument après 2 ans d’expérience, pardon mais la blague… Est-ce prétentieux de penser cela ? Non. Est-ce prétentieux de la part de l’agence de se croire au top et donc vous prendre avec un ton condescendant en entretien ? Je vous laisse juge…

La démarche pourra être un peu différente si c’est vous qui postulez, mais n’oubliez pas si l’entreprise décide de vous recevoir, c’est que votre profil intéresse. Et donc que votre profil vaut un certain salaire.

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Pourquoi je ne suis pas emballé par l’iPad ?

Si je suis un fan du matériel Apple, je suis aussi critique quand le produit ne me convient pas. Concernant le gros iPhone, pardon l’iPad, plus je lis des premiers retours, plus je reste sur mon avis premier. Je reste mitigé sur le succès de cette tablette (et en fait globalement des tablettes).

On a souvent eu depuis des années des demandes sur les forums geek de personnes qui demandaient une tablette. Pour le monde professionnel ou le geek. Oui mais encore une fois est-ce que Madame Michu va en avoir besoin ? Car disons le clairement, hormis les fanboys Apple, les geek restent sur leur faim avec cet iPad. Donc le grand public lui, que va-t-il faire avec cette tablette ?

Acheter une version Wifi uniquement utilisable dans son salon. Ok. On a beau avoir le marketing Apple derrière, et donc les premières fournées risquent d’être positives, je ne suis pas sûr que d’ici 1 an ces personnes qui auront acheté leur tablettes 500 euros (prix non confirmé à ce jour) soient satisfaites de leur achat. L’iPad ne peut remplacer un ordinateur (fixe ou portable). Qu’on se le dise une bonne fois. Et la version 3G plus « mobile » (vous sentez mon ironie là), plus chère, etc. Même problème. Ce n’est qu’un eBook Reader offrant des contenus plus intéractifs.

On a donc un outil qui vient compléter un ordinateur principal. Cet outil à ce prix là, désolé mais je ne pense pas que Madame Michu pourra se le payer. Si Madame Michu achète cette tablette sans avoir d’ordinateur, la tablette ne sera pas utilisable, soyons réaliste un moment. Quand on lit par certains critiques de journaux c’est un « laptop killer », c’est n’importe quoi. L’usage en est limité, l’ergonomie pour la saisie (sans l’avoir testé ok) n’est pas pour un usage prolongé. On tourne en rond.

Et si je vous parle des netbooks maintenant ? Quel est le rapport ? On est dans le même symptome : on fait croire aux gens que c’est plus petit, moins cher et que vous pourrez avoir votre ordinateur énorme dans la poche. Oui mais non. Bon nombre d’utilisateurs grand public avec leur netbook sont déçus (une étude indiquait 40%). Pourquoi cette déception ? car le marketing a pris le dessus sur le véritable usage et possibilité de l’outil.

Et quand je vois les jolies vidéos Apple, je revois de manière plus classe – Apple inside – le même problème. Alors Apple va peut-être réussir à imposer sa tablette, en créant de nouveaux usages, de nouveaux besoins. Ok. Mais restons calme. Ce n’est pas grand public, c’est une cible bien particulière, avec des revenus conséquents. La partie qui cèdera à l’achat impulsif de la publicité, risque fort d’être déçue.

De plus, à l’heure ou Apple a réussi à imposer une miniaturisation des technologies, je pense évidemment à l’iPhone, vendre le quasi-même produit en plus gros, en le bridant (pas de caméra, pas de téléphone), parait absurde. Si au final je rédige cet avis, c’est que j’ai envie de voir d’ici 1 an quel aura été le succès ou non de cette tablette. Le produit n’est en rien révolutionnaire. Remarquez aussi que la plupart des avis positifs proviennent de journaux papiers qui ont tout intérêt, business oblige, à ne voir que les bons cotés du produit pour mieux vendre la version iPad des journaux avec un abonnement payant.

La magie du marketing est de pouvoir faire croire ce qu’on veut. Tout le monde n’a pas d’iPhone aujourd’hui, Nokia reste en tête bien devant. Pourtant quand je regarde la télé, le web, le sentiment est que le mobile se résume à iPhone. Marketing quand tu nous tiens…

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Facebook va de nouveau jouer avec vos données privées

On a beau rigoler autour de moi sur ma position autour de Facebook, je ne change pas d’avis. Je déconseille toujours à mes amis et proches d’y aller, du moins de ne pas y faire n’importe quoi, même en accès privé (la plupart ne sait d’ailleurs pas comment régler ces restrictions).

Souvenez-vous il y a 1 an avec l’affaire du changement d’usage de vos données, même après désactivation de votre profil. Et bien il semble que plusieurs informations laissent penser que Facebook revient à la charge de façon plus bâtarde encore. Le site souhaite partager les informations avec des partenaires sélectionnés (comprendre qui payent), et ces données seront donc accessibles selon les conditions des sites tiers que vous n’aurez éventuellement pas souscrits.

Vous trouverez un article complet sur techcrunch . Lisez l’article et les commentaires.

J’ai beau travailler dans le web, devoir travailler avec ce site qui est intéressant d’un point de vue marketing (je le reconnais à ce niveau là, d’où un partage avis pro/perso), avec des nouvelles pratiques CRM>SRM, je ne cautionne toujours pas le site d’un point de vue éthique. Faire du business sur vos data nominatives (nom/adresses/CSP) est une chose (le profilage a toujours existé), mais sur vos data privées (photos etc), non.

Quand je lis un autre article sur TechCrunch paru aujourd’hui intitulé Reputation Is Dead: It’s Time To Overlook Our Indiscretions, avec comme phrase dans le premier paragraphe :

It’s time we all just give up on the small fights and become more accepting of the indiscretions of our fellow humans.

Non désolé, le combat n’a rien de compliqué, on essaie simplement de pousser les gens dans des pratiques qui favorisent d’étaler sa vie privée. Si vous souhaitez entrer dans ce jeu là, pourquoi pas. Jouer sur foursquare pour obtenir un badge est très bien, dire que vous êtes à la boulangerie et le facebooker, le twitter fait partie de cette mode où on étale sa vie au plus grand nombre. Très bien mais je ne suis pas sûr que Madame Michu, 45 ans, qui a vu un reportage sur France 2 ou M6 pour retrouver ses amis ait conscience de ce qu’on va faire de ses données.

Pardon si je ne rentre pas dans les codes de ce qu’on essaie de nous vendre, travailler dans le web ou la communication, c’est aussi connaitre l’envers du décor et donc être le premier à ne pas faire tout et n’importe quoi. Je ne suis pas un marketeux (ceux qui me lisent l’auront deviné), je suis plus ce qu’on appelle un geek qui tient à éviter de travailler avec des pratiques de bandits (cf. mon dernier article).

On n’apprend beaucoup de choses sur Twitter, avis politique, personnels etc, mais si mon accès est privé, mes données le restent. C’est simple, une seule optin. Si je souhaite être public, je le fais (c’est mon cas). Sur Facebook, on revient toujours au même problème que j’indiquais dans un autre article :

Corrigez moi si je me trompe. De plus Google est très surveillé sur ce sujet alors que FB malgré des réactions fortes de la communauté ne fait pas vraiment de retours en arrière. C’est souvent des solutions bâtardes ou FB reste gagnant… Comprenez, t’as beau coché non, je finirais par savoir ce que je veux, communiquer ce que je sais de toi.

Donc non il ne s’agit pas d’accepter par défaut d’étaler sa vie privée ou d’accepter qu’on fasse n’importe quoi avec vos données, il s’agit d’un choix personnel et en ayant conscience des impacts sur votre e-réputation.
Ce qui m’inquiète ici ce n’est pas ma propre e-reputation, mais celle de la majorité, cette majorité qui intéresse mon activité professionnelle. Toucher le plus grand nombre en ciblant au maximum. Où est votre liberté personnelle ? Facebook ne sera jamais le bon intervenant pour gérer votre identité numérique puisque celui-ci a pour finalité de revendre vos données et de toujours en savoir plus sur vous pour toujours plus affiner votre profilage.

Facebook devient donc l’outil idéal pour les marketeux, agences sans devoir débourser énormément d’argent. C’est efficace.

Ce n’est pas pour autant sain pour les utilisateurs.

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Quelle est la règlementation sur l’accessibilité et lisibilité des mentions légales ?

La question peut paraître idiote au premier abord, voir naïve car je travaille dedans, mais je me posais la question des mentions légales et lien de désinscription sur le web suite à la consultation de la nouvelle fonctionnalité des Pages Blanches qui affiche dans les réponses le profil de réseaux sociaux.

Je ne parle pas ici de l’affichage (obligatoire) ou du contenu qui souvent est une blague (merci le juridique qui joue sur les delta dans l’interprétation parfois – expérience personelle inside), mais de l’accès visuel.

Par exemple pour une bannière, on a souvent en 9 ou 8px « voir mentions légales ».

Sur Orange, les mentions légales sont souvent plus conséquentes (parfois ça en devient absurde pour une bannière !) mais pour le coup lisibles (contraste fort), du moins sur tous les sites que j’ai vu, dans un footer, en petite taille mais sur fond blanc/texte noir, en clair j’identifie que ce sont les mentions légales. A moi de les lire après…

Un screenshot en dira long

Sur le site, celle-ci sont masquées par défaut, j’ai juste un lien Voir les mentions légales qui déplie ces mentions légales. Sincèrement je déteste ce type de pavé (comme le souligne le nouveau PDG de France Telecom récemment, ce n’est pas normal d’indiquer dans une offre illimitée alors que c’est limitée et avoir plein de mentions… ). Pourtant Orange me semble être assez carré sur cette gestion (évidemment on peut toujours se dire, plus lisible, plus gros, plus accessible). Caractère 10px uniforme.

Si la règlementation est claire au niveau de la CNIL, à savoir que toute personne a un droit d’accès, de suppression sur ces données personnelles dans un mailing, si je ne trouve jamais le lien en question malgré une présence sur le site, quel est mon droit ? Puis-je porter réclamation ?

Prenons l’exemple des Pages Blanches

Ici, on s’approche déjà de ce que je considère problématique dans ma réflexion. C’est en bas de page, position standard des mentions légales.

Sauf que le contraste avec le fond est beaucoup moins clair. La taille est inférieure à 10px. Le lien de désinscription se résume au texte ici, autant vous dire que pour se désindexer des réponses, ce n’est pas gagné. Je ne suis pas naïf, la volonté du client ici est que ça n’arrive pas. Mais voilà en professionnel du web (et non marketeux), mon intérêt est d’offrir un web de qualité et accessible.

Un autre exemple assez malin (disons le clairement, ils sont des pro pour ça) est celui des mailing Disney.

L’accès à la modification de l’email est plus gros que le lien de suppression juste au dessus. Je me demande si un client ne pourrait pas attaquer un annonceur avec ce type de pratique. Orange pour le coup est comme je le disais plus carré à mon sens (qu’on aime ou pas la pratique).

J’ai beau travailler dans la communication où on est là pour vendre du produit en cachant si possible les subtilités du produit (je ne vous apprend rien, sinon vous sortez d’où ?), je reste toujours dans une optique de faire les choses correctement, honnêtement (sic), et accessibles. Sur un site flash, à publicis net en tout cas, les mentions légales sont toujours dans une partie html (footer ou popup) afin qu’on puisse sélectionner et imprimer le texte. Les liens sont souvent clairs pour y accéder hormis directives claires du client (je n’en citerai pas ici bien entendu)

A mon sens, une bonne pratique serait d’uniformiser l’affichage sur tous les sites : contraste clair (des outils sont dédiés pour cela), taille minimale et uniforme (10px), lien d’accès supérieur à X caractères (typiquement le ici serait interdit), pourquoi pas un picto représentatif comme c’est le cas pour un label accessibilité. Je sais je rêve mais après tout ce blog est là pour ça, réfléchir à ce type de sujet.

J’ai eu beau chercher, je ne trouve pas de réponse claire sur le sujet et ça m’intéresse d’avoir l’avis de professionnels la-dessus.

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