Gérer les situations de crise (épisode 2)

Deuxième billet consacré à la gestion des situations de crise (voir le précédent sur la gestion des bugs) : le projet qui s’enlise.

Mais si, le fameux projet sous-vendu, oui qui n’a pas été assez cadré (de votre faute ou non) et dont vous n’en voyez pas la fin. Les causes peuvent être multiples, les solutions le sont moins.

Les causes possibles :

  1. le plus souvent un projet mal cadré dès le départ (de votre faute ou pas), vous avez sous estimé le périmètre ou vous avez survendu quelque chose (par exemple : des objectifs impossibles à tenir).
  2. vous ne maîtrisez par le client et vous perdez le contrôle de votre projet (exemple, retard dans la validation, changement de périmètre sans lever des alertes etc)
  3. votre équipe qui fait du travail baclé, mal conçu et qui est une vraie boîte de pandore

Les solutions possibles :

  1. Faire un point global sur ce qui est fait et ce qui ne va pas
  2. Remettre les choses à plat, définir des priorités que vous devrez valider avec votre client. Pour moi c’est vraiment le plus important quand un projet part en vrille, c’est comprendre ce qui ne va pas et trouver des solutions rapides mais sûres. Trouver des rustines sans comprendre le fond du problème n’est pas la bonne méthode.

Autant vous dire, si vous arrivez à faire le point 1 et 2, vous aurez déjà fait un grand pas. Le plus dur reste à matérialiser ces solutions. Qu’est-ce que cela signifie ?

Avoir des solutions c’est bien, avoir les ressources pour les mettre en œuvre est une autre.

Je m’explique : vous risquez souvent d’être confronté à une réalité, c’est que les solutions du type « mettre 2 développeurs au lieu d’1″, « adopter un process type SSII », « mettre en place une war room », sont confrontées à une direction qui ne vous appuiera pas dans cette démarche. Pourquoi ? Car cela coûte plus cher à l’entreprise.

Oui, c’est idiot comme raisonnement, ne vaut-il pas mieux payer 2 dev pendant 1 mois plutôt qu’un seul 2 mois et demi ? La réponse est évidemment oui.

L’économie du peu le moins peut le plus ne fonctionne pas, le projet qui s’enlise, c’est une perte de motivation globale, beaucoup plus de gestion de projet, d’échanges inutiles avec le client (expliquer pourquoi son projet n’avance pas etc). A la différence, remettre des forces vives sur une durée courte redonnera l’énergie nécessaire pour rattraper le retard et sortir de l’impasse.

En tant que chef de projet confronté à ce type de situations, vous devrez être capable d’analyser ce qui ne va pas, trouver les solutions adaptées et les ressources, mais aussi l’appui en interne.

L’important est de ne pas continuer à subir cette situation mais en (re)prendre le contrôle. Tout le monde y gagnera : le client, l’entreprise et vous même.

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Un trackback

  1. [...] faire suite à mon précédent billet sur la gestion de crise d’un projet, je vais essayer de vulgariser le concept de War Room (ou Team [...]

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