L’hébergeur : votre meilleur allié ou votre pire cauchemar

Dans un projet web, on peut développer le meilleur site qui soit (bien pensé, beau, ergonomique, techniquement impeccable) mais il suffit que votre hébergeur soit défaillant et tout le travail effectué soit gâché. Je constate tous les jours les bons et mauvais cotés.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un bon hébergeur selon moi ? (en restant générique)

  1. Apporte son expertise dans l’expression de besoins liée à l’hébergement d’un nouveau site
  2. Forte réactivité en cas de problème
  3. Souplesse et flexibilité
  4. Compétences des équipes d’ingénierie

Et bien figurez-vous que les hébergeurs « professionnels » sont loin de répondre à ces 3 points et sont rares. J’ai pu travailler avec des « gros » hébergeurs et des hébergeurs de moindre mesure.

Conclusion : aucune relation n’est possible selon la taille.

Grosse structure ne veut pas forcément dire bon hébergeur (selon ma définition) mais petite non plus. Une vraie réponse de normand !

Une chose est sûre, en cas de problème sur un projet, certains sont capables d’astreindre une dizaine de personnes un week-end pour analyser tous les flux qui peuvent provoquer une erreur, sessions, trames http, tout y passe. On a les téléphones portables des responsables. J’ai eu le cas sur un site Orange et je peux vous dire que si en effet, l’hébergement a un certain prix (pas la peine de me demander, confidentiel ;) ), c’est agréable de savoir qu’on a des personnes compétentes en face.

Tandis que d’autres se contentent de mettre 1 seule personne sur un problème qui dure depuis 3 jours : un peu maigre vous ne trouvez pas ! Certains vous coupent un accès ftp au moment d’une mise en ligne sans vous prévenir (si si je vous assure). Je vous donne dans le mille, c’est les mêmes.

2 grands types de process hébergement

  1. Accès ftp à tous les environnements
  2. Accès à 1 seul environnement en ftp, le reste passe par des scripts de réplication ou livraison de zip par ftp. C’est souvent eux qui sont les plus procéduriers, à proscrire en agence de communication ! Ils sont capables de vous faire rater des mises en ligne ou suer pendant plusieurs jours.

En agence, respecter les bonnes règles de type pas de mise en ligne après 16h ou le vendredi sont souvent illusoires. Le plus souvent, le client tarde à valider mais la campagne de bannières qui a couté 300 000 euros commence le lendemain, alors mise en ligne à 18h voir 19h. Suicidaire, risquée ? N’oubliez pas dans quel domaine on travaille. Et 18h reste soft, une mise en ligne à 2h du matin un vendredi ça m’est déjà arrivé (qu’une fois tout de même jusqu’à présent)

Quelques conseils de bon sens

  1. Si vous pouvez, prévoyez au moins 2 environnements (preprod et prod), le top étant dev, preprod et prod. ça ne coute pas plus cher à votre client et ça vous permet de tester sereinement votre application sur l’environnement de DEV, passage en preprod pour validation client et prod pour le grand saut.
  2. Vérifiez bien que les 3 environnements soient identiques par vous même (un phpinfo() est toujours plus sûr qu’un mail ou conversation téléphone : « les environnements sont identiques »)
  3. Sachez être ferme quand il le faut mais n’oubliez pas que même si ça se passe mal, vous allez être souvent en contact avec eux, votre développeur, directeur de clientèle, directeur technique peuvent s’énerver. Vous, vous devez être capable de maintenir la pression mais gardez votre calme (pas toujours évident après 4 jours de galère, je vous l’accorde)

Et le prix dans tout ça ?

Est-ce que ça coûte cher un hébergement pro de qualité (et pas de qualitay…) ? Pas forcément.

Mais comment choisir ?

Généralement, une agence ne travaille pas coup par coup avec un hébergeur (sauf : besoin précis dont seul celui-ci est capable de fournir, ou imposé par le client). Il y a une sorte de partenariat. L’idée, c’est que tout le monde soit satisfait : le client, l’hébergeur et évidemment nous. Ce n’est pas vous en tant que simple chef de projet qui allait le choisir, c’est au dessus (Directeur Technique). Ayez conscience dans votre chiffrage et le choix du prestataire sur des opérations à risques (toutes ?) qu’il vous faut au moins les 4 grands points cités avant.

Diffusez cet article
  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Netvibes
  • Posterous
  • Tumblr
  • Twitter
  • Wikio FR
Cet article a été publié dans Gestion de projet, Technique avec les mots-clefs : , , . Bookmarker le permalien. Laisser un commentaire ou faire un trackback : URL de trackback.

Un trackback

  1. [...] coté référencement (et oui, c’est un métier !). C’est un peu comme pour un hébergeur, vous trouvez de tout, du bon comme du moins bon. J’évite de parler des mauvais, cela leur [...]

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera jamais publié ni communiqué. Les champs obligatoires sont indiqués par *

*
*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>