Une des difficultés en tant que chef de projet est dans un premier temps d’élaborer un planning de production, mais ensuite le défendre. Si le défendre auprès du client est une chose, vous devez parfois aussi le défendre en interne. Cela vous étonne ?
Et oui, il arrive qu’un compte soit stratégique pour une agence et on vous demande de faire des concessions, ou plus fréquemment, le directeur de clientèle ne sera pas d’accord avec vos chiffres. Sauf que bizarrement, quand les délais sous-estimés déjà vendus arrivent en production, on revient vers vous pour sortir un site de 3 semaines en 1 semaine (j’exagère à peine). Ce qui malgré toutes les bonnes volontés, charrettes, ressources n’est pas possible.
Personnellement, lorsque j’estime un projet, je sais que je m’engage sur les dates. Si le projet dérape, cela provient rarement d’une mauvaise estimation mais de retards en amont (créas qui tardent à être valider, client qui change d’avis).
Alors, vous devrez aller au front défendre votre planning, faire comprendre que ce que le commercial pense simple, le gardien fou que vous êtes lui explique que non (quitte à devoir hausser le ton). Vous êtes le responsable du projet, sur le planning, sur la qualité (n’oubliez pas la recette). Si on vous demande de réduire le planning, alors réduisez le périmètre. Un chef de projet peut (doit savoir) dire non. Chacun son métier, un commercial n’est pas un chef de projet (même s’il l’a été par le passé). Oui, défendre un planning est aussi une bataille en interne parfois.
2 commentaires
Il y a également les nombreux cas où c’est le coté client qui prend du retard, et là il est encore plus difficile de justifier ces charettes en interne.
Exactement Max, c’est pour ça qu’il faut toujours le prendre en considération dans le planning de départ.
Mais si coté client cela prend du retard, tu peux te backuper avec le planning fourni au lancement avec les dates clés. L’idée est de ne pas attendre la fin de la production pour le prévenir que son retard de validation de 2 jours en créa sera répercuté. Un client n’est pas roi malgré ce qu’on pense, on a une relation de travail avec lui, ce n’est pas aux équipes (dev) de subir le client, ses retards ou changements de dernière minute. Malheureusement, beaucoup trop de chef de projet laisse couler sans réagir, et c’est bien là l’erreur.